Accidents du travail : le risque routier en première ligne

Temps de lecture : 3 minConseils & astuces
Connaissez-vous la première cause de mortalité au travail ? Il s’agit des accidents de la route. En 2020, ils ont représenté 11% des accidents du travail, 31% des accidents mortels en contexte professionnel. 356 personnes ont perdu la vie sur la route, soit à l’occasion d’un trajet domicile-travail soit lors d’une mission.
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Sans forcément être aussi graves, les accidents routiers professionnels, ont concerné 49 828 victimes en 2020, dont la majorité entre le domicile ou le lieu de déjeuner et le travail. Pour le gestionnaire de flotte, le risque routier fait donc partie de ses fonctions. Au-delà du volet humain toujours dramatique, interrogeons-nous sur les leviers possibles pour agir contre ce fléau.

Les accidents du travail en chiffres

Les impacts économiques des accidents routiers au travail sont considérables : en 2020 ils représentaient 4,8 millions de journées d’arrêt de travail / an. Pour rendre ce chiffre plus parlant, cela correspond à 18 000 salariés en arrêt pendant toute une année. Et pourtant, 2020 a été frappée par les mesures sanitaires qui ont considérablement diminué le trafic routier. Les impacts économiques sont donc importants au niveau macro-économique, ils le sont également à celui de l’entreprise en pénalisant :

  • Le TCO : réparations, ou remise en état à la restitution en cas d’accrochage non déclaré sur le moment ;
  • Les primes d’assurance ;
  • Les cotisations AT/MP (Accidents du travail).

Par ailleurs, le sujet des accidents du travail fait partie des thèmes qui doivent être abordés avec le CSE.

La trousse à outils du gestionnaire de flotte

Si le gestionnaire de flotte doit veiller à la Car Policy et à la maîtrise du TCO, il lui appartient également de suivre la sinistralité de la flotte, et de mettre en place des actions de prévention contre ce risque. Voici quelques pistes à explorer.

L’équipement des véhicules Certains équipements peuvent contribuer à limiter les accrochages, comme les caméras et radars de recul. La plupart des modèles récents d’automobiles en sont équipés mais ils se justifient encore plus pour les utilitaires, dont la vitre arrière de petite taille ou les équipements diminuent la visibilité du conducteur pour effectuer les manœuvres. D’autres dispositifs vont dans le sens de la sécurité du véhicule comme les détecteurs d’angles morts, l’aide au démarrage en côte, l’assistant au freinage d’urgence, ou même l’aide électronique au stationnement.

La prévention, encore et toujours La prévention est aussi un élément central pour le gestionnaire de flotte. La plupart des sources s’accordent pour dire que, lors d’un accident de la route, le comportement humain est en cause 9 fois sur 10 (parfois aux côtés d’autres facteurs.) Ce qui donne toute son utilité à la mise en place d’un plan de prévention des risques routiers, qui peut comporter plusieurs types d’actions. Il s’agit bien sûr de rappeler les bons comportements que nous avons appris à l’auto-école, mais que nous finissons parfois par négliger. Rappeler la nécessité d’entretenir régulièrement les véhicules est un élément central qui, faute de temps, peut être négligé. Et pourtant, nous connaissons tous les dangers de phares mal réglés, d’un désembuage peu efficace, de pneumatiques mal gonflés ou trop usés.

L’environnement de travail du conducteur Une démarche plus globale, qui s’inscrit aussi dans la prévention des risques routiers, peut consister à réfléchir au contexte autour de chaque conducteur : est-il incité à privilégier des itinéraires sûrs (par exemple une autoroute plutôt qu’un réseau secondaire notoirement accidentogène ?) Comment sont organisés ses rendez-vous, sont-ils groupés par secteur ? Le nombre des rendez-vous par jour est-il raisonnable ?

Le suivi de la sinistralité Le gestionnaire de flotte met généralement en place un suivi régulier de ses véhicules. La solution My Fleet l’y aide avec des indicateurs, par exemple la date du dernier contrôle de chaque véhicule, le nombre d’accidents, le taux d’accidents responsables, les frais de dépréciation... Il devient alors possible d’identifier les dérives suffisamment tôt pour mettre en place des actions adaptées : sessions de perfectionnement de la conduite, journées de la Sécurité Routière, incentives.

Une chose est sûre, faire baisser la sinistralité des flottes est une démarche de longue haleine, elle implique le gestionnaire de flotte et le conducteur au premier chef, pour autant, d’autres acteurs dans l’entreprises y ont aussi un rôle à jouer, notamment pour instaurer un environnement de conduite sain pour chacun des conducteurs.

Publié le 15 juin 2022

15 juin 2022
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