Boire ou conduire, il faut choisir !

L’alcool au volant reste un sujet de préoccupation permanent. L’alcool est la première cause de mortalité sur les routes de France. La prévention est donc nécessaire, encore et toujours…

L'alcool au volant en chiffres :

  • 30% de la mortalité routière est imputable à l’alcool ;
  • La moitié des conducteurs alcoolisés impliqués dans un accident mortel a entre 18 et 34 ans ;
  • Les accidents liés à la consommation d’alcool sont beaucoup plus graves : pour 100 hospitalisés, 23 % décèdent des suites de leurs blessures (contre 10 % sans alcool) ;
  • Une personne qui a bu a 8,5 fois plus de risques d’être responsable d’un accident mortel.

Effectivement, entre boire et conduire, il faut vraiment choisir !
Pour rappel s’il en était besoin, la limite légale d’alcoolémie (taux d’alcool dans le sang mesuré en g/l) est de 0,5. Pour les conducteurs en apprentissage ou titulaires d’un permis probatoire, il est de 0,2.
En ce qui concerne la mesure par éthylotest, la plus fréquente, ces taux sont respectivement de 0,25 mg et 0,1 mg d’alcool par litre d’air expiré.

Les effets de l’alcool

A partir de 0,2 g/l de sang, ce qui correspond à 1 verre, les effets de l’alcool sur l’organisme ne sont pas compatibles avec la conduite d’un véhicule :

  • Un rétrécissement du champ visuel ;
  • Une augmentation du temps de réaction ;
  • Un risque d’endormissement accru ;
  • La perte de la faculté d’analyse, et une augmentation de la prise de risque ;
  • Une perturbation de la coordination.

Donc, ne minimisons pas… ce n’est pas « juste » un verre ! Et surtout ne vous fiez pas à votre ressenti. Vous avez l’impression d’être en état de conduire ? Si vous avez bu ne serait-ce qu’un verre, votre jugement est déjà altéré, vous minimisez déjà les risques…

17 février 2020
 

En pratique, comment s'y retrouver ?

Quelques points de repères vous permettront de ne pas dépasser la limite  :

  • Le pic maximum est atteint 15 minutes après l’absorption si vous êtes à jeun, 1 heure au cours d’un repas.
  • Le taux d’alcool augmente de 0,2 à 0,3 g en fonction de l’état de santé, de stress ou de la stature de la personne (donc de son volume sanguin), et ce, quelle que soit la boisson absorbée.
  • Ensuite, l’alcoolémie diminue lentement : entre 0,1 et 0,15 g d’alcool / litre de sang par heure, à condition bien sûr de cesser totalement et durablement de boire…
 

Les sanctions encourues ?

Si vous êtes contrôlé positif, c’est-à-dire à plus de 0,5 g/l ou 0,2 g/l de sang pour les novices (ou respectivement 0,25 mg / et 0,1 mg / l d’air expiré) vous êtes passible d’une contravention de 135 € et d’un retrait de 6 points sur votre permis de conduire.

Conduire avec plus de 0,8g/l de sang est considéré comme un délit.
Les sanctions peuvent alors être lourdes : une amende pouvant atteindre 4 500 €, une perte de 6 points, une suspension de permis de conduire, voire une peine de prison jusqu’à 2 ans.

Et bien entendu, ces sanctions sont renforcées en cas d’accident avec des victimes.

Quelques conseils pour "fêter" en toute sécurité

L’alcool, on ne le répétera jamais assez, c’est avec modération, il faut éviter de boire plus que 2 verres.
Mais voilà, vous savez que la soirée sera arrosée… Différentes possibilités s’offrent à vous pour éviter la contravention, et, bien pire, l’accident :

  • Désigner un « Sam » : celui qui conduit, et donc qui ne boira pas, et saura ramener les autres à bon port  ;
  • Commander un taxi ou un VTC qui, lui aussi, sécurisera votre retour  ;
  • Utiliser les transports en commun : certaines lignes sont nocturnes… ;
  • Marcher à pied, si la distance le permet  ;
  • S’organiser pour dormir sur place…

Mais attention : même si vous n’avez rien bu, sachez qu’en cas d’accident mortel, vous pouvez voir votre responsabilité engagée si vous laissez prendre le volant à une personne sous emprise de l’alcool (ou si vous lui prêtez votre véhicule ou même l’aidez à regagner sa voiture)… Vous pouvez être accusé de complicité d’homicide involontaire.

En conclusion, prudence, pour soi et pour les autres !