Auto revue – Seat Mii Electric

Puissante batterie pour une sacrée petite bagnole

Une autonomie WLTP de 260 kilomètres et un prix inférieur à € 18.000 hors TVA : voilà une offre bien alléchante dans le segment des citadines électriques.

 

Merci, VW e-Up !

En tant que filiale du groupe VW, Seat a le droit d'emprunter la transmission électrique et la batterie optimisée de l'e-Up. Il est étonnant de voir comment le constructeur a réussi à intégrer une grosse batterie (36,8 kWh) dans une aussi petite voiture, sans sacrifier l'habitabilité intérieure ni le volume du coffre.

A quelques logos et détails près, la Mii Electric ressemble toujours à une Mii ordinaire, mais sa conduite est plus agréable qu'elle ne le laisse supposer à première vue. Pas aussi nerveuse qu'une BMW i3, elle laisse pourtant les autres sur place lorsque le feu passe au vert. De plus, elle se comporte de manière plus stable et plus équilibrée en virage, grâce à son point de gravité situé plus bas.

 

Plus vraiment une jeunette

Pour la plupart des conducteurs, la Seat Mii n'est pas la première voiture qui vient à l'esprit. On ne se retourne pas spécialement sur son passage, elle ne véhicule pas d'image premium et elle n'est plus vraiment de prime jeunesse. Cela se remarque surtout à l'absence de certains équipements et au système d'info-divertissement, aussi basique que celui qui équipait les VW Golfs dans les années 90. Et si avez besoin d'un navigateur, vous devrez revenir au smartphone. Ce qui en soi n'est pas un drame.

Ce qui est moins acceptable, c'est le manque de soutien des sièges et le fait que la partie supérieure du volant entrave sérieusement la vue sur le tableau de bord, quelle que soit votre position. A moins d'être vraiment de petite taille. Comme beaucoup d'autres choses à bord de cette Mii, les rétroviseurs extérieurs semblent également avoir rétréci au lavage, ce qui peut s'avérer dangereux, de même que l'absence de frein automatique d'urgence (AEB) ou d'autres systèmes d'aide à la conduite.

 

Sage et rationnelle

Rien à redire toutefois sur la qualité du châssis. Pas de vibrations, pas de grincements ni de stridulations… cette Mii est et reste un produit VW. Même le bruit du vent ou des pneus est à peine audible. Surprenant pour une si petite voiture ! En revanche, l'intérieur privilégie la simplicité plutôt que le luxe, avec des plastiques rigides et des éléments en acier un peu partout.

Les sièges aux biais contrastés et les ornements blancs du tableau de bord avec des imprimés funky sont les seuls à apporter un peu de jovialité à l'ensemble, même si cela reste très éloigné de la frivolité raffinée de la Fiat 500. A noter toutefois que la dernière génération de la petite italienne coûte nettement plus cher que notre Seat. 

230 kilomètres réels

Si l'on s'en tient à l'aspect fiscal, la Mii électrique est pour ainsi dire imbattable, avec un prix d'achat, des taxes et des frais opérationnels (entretien, pneus, consommation) plus que raisonnables. Ce qui contribue évidemment à son attrait !

Si vous vous déplacez essentiellement dans des conditions de trafic dense à moyennement dense, vous pouvez tirer jusqu'à 230 km de la batterie. Mais dès que vous empruntez l'autoroute, l'autonomie chute à 180 km. Nous en avons fait l'expérience. Cela reste néanmoins très correct, notamment en comparaison avec d'autres voitures électriques que nous avons testées.

Les atouts de la Mii électrique sont surtout d'ordre rationnel. Elle mérite l'attention de tout conducteur pouvant se contenter d'une citadine pratique et n'empruntant l'autoroute qu'occasionnellement.