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5 mythes sur la conduite électrique démystifiés

Tous les constructeurs automobiles sont unanimes : l’avenir appartient à la voiture électrique. En tant que fournisseur de mobilité, LeasePlan aussi monte aux barricades et prend clairement le parti, avec ses clients, d’un avenir sans émission. Une orientation largement ouverte, surtout depuis que les préjugés jusqu’ici tenaces autour de la conduite électrique s’écroulent un à un.

7 mai 2018

1. Les voitures électriques sont chères

Pour l’instant, les voitures électriques restent chères à l’achat par rapport à un modèle équivalent roulant à l’essence ou au diesel. Mais d’après une étude du Bureau européen des Unions de Consommateurs (BEUC), 2020 s’annonce comme une année charnière. Et d’ici là, les voitures électriques devraient afficher un TCO (Total Cost of Ownership) comparable à celui d’une voiture dotée d’un moteur à combustion. De plus, dans la pratique, on observe qu’au bout du compte, la voiture électrique apparaît déjà et malgré tout comme la solution la moins chère.

A commencer par les primes que les gouvernements régionaux octroient aux acheteurs d’un véhicule électrique. En Flandre, le ministre de l’Energie Bart Tommelein offre jusqu’à 4.000 euros à l’achat d’une voiture 100% électrique, sans compter que vous êtes exonéré de TMC et de taxe de circulation jusqu’en 2021. A Bruxelles et en Région wallonne, les autorités se montrent nettement moins généreuses et se limitent à percevoir une TMC et une taxe de circulation minimales.

Mais ce n’est pas tout. A l’utilisation, la voiture électrique est aussi sensiblement meilleur marché que son équivalent essence ou diesel. D’une part parce que le moteur électrique demande moins d’entretien qu’un moteur à combustion, et d’autre part parce que vous évitez les frais de carburant. Il est toutefois difficile de calculer le coût énergétique réel d’un véhicule électrique, car il dépend de votre fournisseur d’électricité, de vos habitudes de chargement et évidemment de votre style de conduite. Pour un EV compact (genre Nissan LEAF ou Volkswagen e-Golf) consommant 15 kWh/100 km, comptez un coût réel de 2,5 à 4 euros/100 km. Une broutille que même les voitures à essence ou diesel les plus sobres ne pourront jamais concurrencer.

2. Le rayon d’action reste trop limité

Une autre critique récurrente porte sur le manque d’autonomie et sur les loooonnngues heures – enfin le très long délai – nécessaires pour recharger la batterie via une prise de courant. Là aussi, il faut nuancer le propos. Car l’époque où la voiture électrique vous laissait en rade après à peine 150 kilomètres est bel et bien révolue, grâce à l’évolution rapide de la technologie des batteries. Là où jadis la Tesla était la seule à pouvoir se targuer d’une autonomie ‘honorable’ de 400 à 500 km, aujourd’hui, les principaux constructeurs de voitures électriques à grande échelle comme Nissan, Renault et Volkswagen promettent aussi une autonomie rassurante de 300 kilomètres. Cela étant, cela reste une tempête psychologique dans un verre d’eau, puisque 90% des Belges parcourent rarement plus de 80 kilomètres par jour. Quant au processus de chargement, il a beaucoup gagné en efficacité par rapport aux débuts de la voiture électrique. Mais nous y reviendrons.

3. Les voitures électriques n’offrent aucun agrément de conduite

Ceux qui ont eu la ‘chance’ de conduire une Mitsubishi i-MiEV ou une Peugeot iOn ne nous contrediront pas : les premiers EV ‘modernes’ s’apparentaient à une véritable torture pour l’amateur de conduite automobile. Heureusement, il n’a pas fallu attendre longtemps pour que le secteur renverse la vapeur. Ça risque de ne pas plaire aux amateurs de bolides rugissants, mais les qualités intrinsèques des voitures électriques en font de vraies routières. Non seulement le montage des batteries dans le bas de la voiture (souvent intégrées dans le plancher) leur garantit un point de gravité plus bas, mais un moteur électrique est aussi nettement plus efficace qu’un moteur traditionnel à combustion. Le couple maximal est disponible dès le premier changement de vitesse, de sorte que même la plus modeste des voitures électriques est capable de prestations sportives lorsque le feu passe au vert. Une BMW i3 laissera facilement une Porsche sur place, tandis qu’une Tesla fera mordre la poussière à la plus rapide des Lamborghini…

4. Les EV sont de ‘faux’ pollueurs

Depuis que, à la suite du ‘Dieselgate’, les constructeurs automobiles se sont massivement mis à jouer la carte de la voiture électrique, on observe un mouvement de contestation qui ose remettre en question les avantages de la conduite électrique. Quel est le coût écologique de laproduction de batteries ? Quid de la demande exponentiellement croissante de lithium et de cobalt, des matières premières dont l’extraction se fait souvent des conditions misérables ? Mais pendant que ces instances continuent à ronger leur os jusqu’à la moelle, il est de plus en plus communément admis que la voiture électrique ‘well-to-wheel’ est moins polluante pour l’environnement qu’une voiture diesel moyenne.

Evidemment, tout dépend de la manière dont l’électricité est produite. La Pologne utilise encore massivement le charbon. Avec 650 g de CO2 par kWh, ce pays propose le mix énergétique le plus ‘sale’ d’Europe. Mais même là, les véhicules électriques rejetteront tout au long de leur vie 25% de CO2 de moins que les véhicules diesel. Plus le mix énergétique est propre, plus la différence est grande. Ainsi, en Suède où l’on privilégie les énergies renouvelables, une voiture électrique s’avère 85 (!) fois plus propre qu’une voiture diesel.

5. Les voitures électriques sont tout sauf pratiques

Nous l’avons évoqué un peu plus haut : recharger une voiture électrique n’est pas toujours aussi simple qu’on le voudrait. Heureusement, les investissements dans l’infrastructure de chargement ont fait qu’aujourd’hui, vous trouverez toujours une borne de chargement à proximité. Mais contrairement à un réservoir à carburant, une batterie ne se recharge pas complètement en 1, 2, 3… Plusieurs constructeurs automobiles se sont associés pour créer un réseau européen de points de chargement rapide, mais même dans ce cas, il faut encore patienter 20 à 30 minutes avant de pouvoir reprendre la route (à titre de comparaison, recharger via une prise classique prend quasi toute la nuit). En attendant l’avènement éventuel de méthodes de chargement par induction, de la percée révolutionnaire des batteries ‘solid state’ ou – à plus long terme – de la pile à combustible (qui transforme l’hydrogène en électricité), il vaut donc mieux rester prévoyant !

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